Musée de la Résistance et de la Déportation

Évènements

Informations

Avril 2015
      - Promotion Gendarme FER à l'école de gendarmerie de Châteaulin.

La Stèle en mémoire des aviateurs du Halifax.  
      - Financée par le Musée de la Résistance et de la Déportation.  
      - Inauguration le dimanche 19 avril 2015.

Octobre 2015 - Guy CRESSENT est décoré.
      - Le Colonel BURIN remet la Légion d'Honneur à Guy CRESSENT .

Janvier 2016 - Décès d'Éric Collet.
     - Éric Collet est décédé le 4 Janvier 2016.

5 Mars 2016 Assemblée générale.

29 novembre 2016 - Université de Mont St Aignan Conférence de Michel Baldenweck.

Visite Miss Élégance 6 Février 2017.

Assemblée Générale Mars 2017.

Promotion Fancis FER

Depuis le 30 avril 2015, la 60ème promotion d'élèves gendarmes de l'école de Chateaulin, porte le nom du gendarme Francis Fer, de la brigade de Forges-les-Eaux, tué par les Allemands le 31 août 1944.

Stèle du Halifax MK III LV956

La stèle en mémoire des aviateurs du Halifax.
Site Héros de Forges-les-Eaux : Page Halifax MK III LV956
Discours de M. Bérenguer, président du Musée de la Résistance et de la Déportation.
 Inauguration de la stèle le 19 avril 2015 en présence d'autorités militaires françaises, australiennes, britanniques et polonaises.
Article de la revue municipale de Forges-les-Eaux consacré à l'inauguration de la stèle du 19 avril 2015. 
Site Héros de Forges-les-Eaux : Page Halifax MK III LV956

Guy CRESSENT

Guy CRESSENT a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 17 Octobre 2015. 

Décès d'Éric COLLET

Éric COLLET était le trésorier du Musée de le Résistance et de le Déportation. 
Il est décédé le 4 Janvier 2016.

Assemblée Générale 5 Mars 2016

La Dépèche du Pays de Bray - 16 Mars 2016

29 novembre 2016 - Université de Mont St Aignan Conférence de Michel Baldenweck

La Résistance en Seine-Maritime 
Femmes et hommes « ordinaires » 
… au comportement extraordinaire
 
Michel Baldenweck, professeur associé à l’Université de Rouen Normandie, a donné le 29 novembre 2016 une conférence sur la Résistance en Seine-Inférieure (la Seine-Maritime d’aujourd’hui) à l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) de l’académie de Rouen, à Mont-Saint-Aignan. 
Invité par l’Amicale des anciens élèves des écoles normales et de l’IUFM de Haute-Normandie, par l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques de Seine-Maritime et par le directeur de l’ESPE, Michel Baldenweck s’est, lors de cette conférence riche en enseignements, appuyé sur son doctorat d’histoire sur la Résistance et le rétablissement de la légalité républicaine en Seine-Inférieure. Depuis plusieurs années, Michel Baldenweck tente ainsi d’en savoir plus sur la concrétisation de la Résistance dans notre région durant les années terribles 1940-1944, pour en particulier parvenir, à force de recoupements d’archives, au chiffre d’environ 3 500 résistants effectifs en Seine-Inférieure. Peu par rapport à une population importante. Beaucoup, eu égard aux contraintes multiples rencontrées sur ce territoire, et à la répression policière germano-française le plus souvent terriblement efficace. 
Des conditions défavorables 
Le conférencier rappelle d’entrée « l’histoire brutale du XXème siècle, qui a imprégné la Résistance » : de l’affaire Dreyfus à l’arrivée au pouvoir des fascismes en Allemagne et en Italie, les esprits ont été marqués. Les opinions, au sein de la Résistance, étaient diverses et, ajoute le conférencier « la Grande guerre avait rendu la population avide de paix et donné une image forte à Pétain. Le rassemblement de la Nation était finalement peu à l’ordre du jour en 1940… » 
Comme ailleurs, la propagande de Vichy eu un effet certain sur la population, du moins lors des premiers mois d’occupation et avant l’instauration du travail obligatoire en Allemagne. Mais deux autres faits ont contrecarré l’émergence d’une résistance de masse en Seine-Inférieure : géographie ne se prêtant pas (absence de vastes zones boisées) à l’organisation de maquis à forts effectifs, et sur-occupation du pays par des troupes allemandes dès juin 40. «30 à 40 000 hommes occupent le département, notamment le Havre et le Pays de Caux. Des états-majors de la Kriegsmarine s’installent près de Rouen, où s’ouvre dès 1940 un bureau des affaires juives. » 
L’historien met en opposition certains chiffres : en 1943, sur toute la Normandie, environ 200 000 Allemands pour sans doute, compte tenu des prisonniers de guerre et des travailleurs en Allemagne, moins de 800 000 actifs. Et près de 1 400 volontaires de Seine-Inférieure pour le travail en Allemagne nazie… 
Patriotisme et affinités 
Dans ce contexte très défavorable, apparaît néanmoins une Résistance départementale, « formée de sources diverses et d’individus se regroupant par affinités, avec prudence, car on savait que la délation existait, explique Michel Baldenweck. Les causes d’entrée en Résistance furent le patriotisme, l’antifascisme, y compris dès 1940 de la part de militants communistes ne suivant pas la politique de la direction du Parti avant son changement, dû à l’invasion de l’URSS par les Allemands. Les personnes se regroupèrent en un grand nombre de jamais très gros réseaux, suivant leur origine : socialistes, droite, centre, communistes, chrétiens, militaires, purs gaullistes. » 
Cette Résistance en Seine-Inférieure fut, selon l’historien, « peu armée mais très combative ». Elle renseigna fortement les Alliés : construction du Mur de l’Atlantique, troupes allemandes, état d’esprit de la population, sites de lancement de V1. Avant d’aider les Alliés après leur débarquement, les résistants sauvèrent et cachèrent des fugitifs. Ainsi, 331 avions alliés tombèrent dans le département durant le conflit, tuant dans leur chute 720 aviateurs. Mais 185 rescapés purent s’échapper grâce à des habitants. Or, aider un aviateur de la RAF ou de l’Air Force conduisait vraisemblablement à la mort. Et en 1944, ajoute Michel Baldenweck, « l’espérance de vie d’un chef de réseau n’excédait pas trois mois… » 
La « nébuleuse du dévouement » 
Il est donc parfaitement remarquable qu’il y eut alors, dans le département, des « Rémy », des René Dragon, Marcel Halbout, Benjamin Remacle, des frères Boulanger, et bien sûr Jean Thomas. Pour ne citer que ceux dont les noms apparurent lors de cette conférence, mais nous n’oublions évidemment pas tous les autres. Le premier réseau recensé en Seine-Inférieure fut le « F2 » de Polonais cherchant à poursuivre le combat. 
La Résistance, ici, fut aussi le fait, explique l’historien, « de patriotes isolés, ces militants de la Résistance, ces civils, non armés, auteurs d’actions ponctuelles mais héroïques ». Et de citer Jacques Debû-Bridel : la « nébuleuse du dévouement ». Une femme telle que Marie-Thérèse Fainstein, certes animée d’un fort idéal politique, appartint à ce formidable mouvement. 
A la Libération, 3 800 dossiers d’obtention de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance furent déposés dans le département. 1 808 demandes furent acceptées, comprenant 500 engagés des Forces Françaises Libres, et 129 femmes. 1 600 personnes avaient été déportées pour résistance (« terrorisme »), dont la moitié seulement survécut, et 200 habitants de Seine-Inférieure furent fusillés pour Résistance. Michel Baldenweck parvient à son estimation de 3 500 résistants dans le département en tenant compte de ceux qui étaient vivants, mais absents à la Libération, de ceux qui ne demandèrent rien, et des « isolés » qui pourtant, risquèrent eux et elles-aussi leur vie et celles de leurs familles. Dans le respect de cet esprit, nous n’oublierons jamais non plus l’ouvrier agricole Etienne Achavanne qui, le 20 juin 1940, cisailla des câbles téléphoniques allemands sur l’aérodrome de Boos. Le 6 juillet 40, il fut fusillé à Bonsecours. De ce premier, ou parmi les tout premiers Résistants de France, n’est jusqu’alors apparu aucune photo. Etienne Achavanne est mort ici, contre la tyrannie. Gardons-le dans notre cœur. 
François Henriot

Visite Miss Élégance 6 Février 2017

La Dépèche du Pays de Bray - 8-15 Février 2017

Assemblée Générale Mars 2017

La Dépèche du Pays de Bray - 15 Mars 2017